Description
GANDHARA
Art Gréco-bouddhique du Gandhara, I-IIe siècle ap. J.-C.
Tête de Boddhisattva en schiste gris bleuté, le visage aux yeux mi-clos exprimant la sérénité, surmonté d’une chevelure ondulée tressée en chignon.
(Petit manque à la partie avant du chignon, quelques égrenures au niveau du nez)
Hauteur : 22 cm
Hauteur totale : 32 cm
L’art gréco-bouddhique du Gandhara est né dans la région correspondant aujourd’hui au nord-ouest du Pakistan et l’est de l’Afghanistan. Son influence s’étend entre le Ier siècle avant notre ère et le Ve siècle. Situé à un carrefour reliant notamment l’Inde, l’Asie centrale et le monde méditerranéen, la région connaît les conquêtes d’Alexandre le Grand, puis entre autres les influences des royaumes gréco-bactriens. L’empreinte hellénistique s’est alors mêlée aux traditions indiennes locales, donnant naissance à un style artistique original.
Parmi les caractéristiques les plus notables, la représentation du Bouddha sous forme humaine. Il était jusqu’alors davantage représenté par des symboles comme la roue, l’empreinte de pied, ou encore un arbre. Les traits des visages deviennent presque grecs, le drapé évoque la toge romaine, la chevelure est ondulée ou en boucles, à cela s’ajoutant un certain naturalisme. L’art du Gandhara est de ce fait souvent désigné comme « art gréco-bouddhique ». Les matériaux de prédilections sont le schiste gris bleuté ou encore le stuc.
Le déclin s’amorce au Ve siècle, suites aux invasions et au recul du bouddhisme en faveur de l’hindouisme.
Provenance :
M. André Piatier, doyen honoraire de la faculté de droits de Paris, fondateur de l’Institut International des Finances Publiques, affecté au ministère des Affaires Étrangères. Par réputation, cette tête aurait été offerte lors d’une mission à Kaboul dans les années 60, Afghanistan. Et depuis, par descendance, restée dans la famille.
Expert : Cabinet Ansas
Crédits photos : Contacter la Maison de ventes
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