Lot phare sélectionné par la Maison de ventes.
Premium ROUILLAC
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Archives personnelles, chronique intime, littéraire, théâtra…
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Archives personnelles, chronique intime, littéraire, théâtra…
Estimation 3 000 € - 6 000 €
Lot volontaire
Description
Archives personnelles, chronique intime, littéraire, théâtrale et politique de René Benjamin, grand témoin de l'entre-deux-guerres, 1919-1939
Important lot contenant correspondances, carnets et notes manuscrits, agendas, photographies et divers
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Importante réunion de + de 930 L.A.S./P.A.S., 1916-1939, correspondance croisée de l'écrivain et conférencier René Benjamin, adressée principalement à son épouse Elisabeth (Beth) Henriette Lecoy et à sa belle-mère Marie-Louise Jeanne Bodin (épouse Lecoy), formant une fresque vivante, féroce et d'une lucidité implacable sur la vie culturelle et les turbulences politiques de l’époque. D'une verve stylistique éblouissante, maniant l'ironie décapante et la charge antidémocratique avec le talent d'un pamphlétaire d'élite, René Benjamin livre ici un document de premier ordre pour comprendre les coulisses intellectuelles, artistiques et les fractures idéologiques de la France de l'entre-deux-guerres.
Au cœur de ces échanges se dévoile le travail quotidien d'un auteur passionné. Benjamin y détaille la genèse et la réception de ses grands livres (dont Valentine, Clemenceau, Molière, Mussolini ou ses écrits sur Barrès et Sacha Guitry), ses corrections d'épreuves et ses accords de long terme avec de grandes maisons d'édition comme Fayard ou Plon. Mais c'est son immersion dans l'univers théâtral qui confère à ce lot un grand intérêt. Les lettres éclairent les coulisses de la création, des répétitions et des premières de ses pièces phares : Les Plaisirs du hasard (représentée au Vieux-Colombier) , Paris (jouée à la Porte Saint-Martin) et M. Fritz Franz Neumann (créée à Bruxelles). L'auteur y évoque ses collaborations régulières avec des figures légendaires du spectacle telles que Jacques Copeau, Albert Willemetz, l'acteur Dorville ou le metteur en scène Jean Choux. Il y relate avec verve les cabales de la critique parisienne et le courage de son épouse Beth, qu'il décrit en véritable archange combattant le glaive à la main pour défendre ses pièces lors de générales mémorables .
Témoignage capital sur les luttes idéologiques de l'entre-deux-guerres, cette correspondance suit pas à pas les innombrables tournées de conférences de René Benjamin à travers la France, l’Afrique du Nord et l'Europe (Belgique, Pays-Bas, Suisse, Allemagne, Italie, Roumanie). Ses interventions publiques se révèlent être de véritables combats. Il décrit de sa plume satirique la rage des instituteurs laïques et des militants communistes qui tentent régulièrement de saboter ses causeries, ainsi que les interdictions décrétées par certains maires de gauche. Les récits de conférences épiques sauvées par l'intervention massive de la gendarmerie ou de partisans royalistes (comme à Loches, Perpignan ou Grenoble, où l'écrivain fut physiquement agressé et échappa de peu à l'étouffement) se lisent comme de véritables morceaux d'anthologie. Ces tournées font directement écho à son engagement indéfectible auprès de l'Action Française. Il consigne ainsi ses conversations intimes et ses déjeuners réguliers avec Charles Maurras, Léon Daudet et Jacques Bainville, dont il pèse et affine les portraits littéraires.
Le grand attrait de cet ensemble réside dans le défilé de personnalités de premier plan que Benjamin fréquente lors de dîners d'élite et de réceptions mondaines. La correspondance offre des témoignages directs et inédits sur :
le monde littéraire et artistique : une dévotion absolue et poignante y est exprimée pour la poétesse Anna de Noailles, « reine de la Poésie », qu'il visite régulièrement. L'auteur évoque l'admiration réciproque qui les lie, la douloureuse agonie de la poétesse et livre des pages sur l'émotion de ses obsèques en 1933. On y croise également Paul Valéry, Sacha Guitry, Maurice Barrès ou Abel Bonnard.
Les géants de l'Histoire et chefs militaires : Benjamin consigne ses face-à-face avec Georges Clemenceau, ses dîners intimes avec le Maréchal Pétain, ses échanges réguliers avec le Général Weygand, le Maréchal Joffre ou le Général Gouraud. On y trouve aussi des portraits acérés de figures politiques telles que Léon Blum, Louis Marin, Mandel ou Jacques Doriot.
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À propos de la vente
René Benjamin, le Balzacien du 20e siècle
Lieu de vente
Date
06/10/2026 à 14h00
Crédits photos : Contacter la Maison de ventes
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